La flore

La flore : des plantes à la reconquête de leur habitat

Le vieux village médiéval a été abandonné au tournant du XIXe siècle. On n’y entend plus le bêlement des moutons et on n’y sent plus l’odeur du bois qui brûle dans les cheminées. Des plantes pionnières adaptées aux décombres et aux terrains bouleversés s’y sont installées. Elles ont préparé le retour de la végétation d’origine. Après plus d’un siècle, les associations initiales de plantes aimant les sols riches en calcium et adaptées aux caractéristiques du climat réoccupent le site. Un terrain calcaire, très peu de pluie en été, un fort ensoleillement mais des hivers frais, voilà le paysage tel que le vivent les végétaux.

Recherche produite par M. Richard Fay

Elles sont de retour

Le trèfle bitumineux : son odeur de goudron est caractéristique et sa floraison s’étale du printemps à l’automne. Il est réputé apaiser les douleurs digestives et la fièvre. La cupidone bleue aurait le pouvoir de soulager des douleurs d’origines diverses. La dorycnie pentaphylle est un lotier qui pousse en touffes, formant des tapis de floraisons blanches en juin-juillet. Outre l’intérêt décoratif de la santoline, cette dernière est utilisée en pharmacologie pour lutter contre les vers, apaiser les maux d’estomac et les contractions du ventre (règles douloureuses…).

Elles sont pionnières

De la famille des chardons, le chardon à petits capitules prospère dans les habitats modifiés par l’homme. Le liseron des monts possède des propriétés vulnéraires oubliées, il est cultivé comme plante ornementale. L’orchis bouc est une orchidée terrestre remarquable par sa floraison richement ornée. Elle fleurit de juin jusqu’en juillet. Le jonc glauque est une plante vivace à rhizomes traçants. Sa présence signale une source, un suintement d’eau.  Le cade ou genévrier oxycèdre est un arbrisseau piquant. Les vertus de son bois sont connues depuis l’Antiquité pour ses propriétés désinfectantes. Le chèvrefeuille d’Étrurie  est parfois cultivé en ornement, il est très florifère et ses baies sont toxiques. La grande mauve est une herbacée bi-annuelle, elle est utilisée pour ses vertus apaisantes et émollientes. La molène pulvérulente est une plante mellifère à longue floraison qui est appréciée de nombreux insectes.

Elles signalent l’occupation humaine

La ceterach officinal est aussi appelée fougère des vieux murs qu’elle colonise. Elle a été utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti-microbiennes.Originaire d’Orient, le figuier est acclimaté et cultivé dans toute la région méditerranéenne, il nous régale de la fin de l’été jusqu’à l’automne. L’olivier est un arbre légendaire que l’on ne présente pas. Le sureau noir est un arbuste des décombres est bien connu des amateurs de gelées et de confitures. Ses fleurs et ses fruits attirent insectes et oiseaux.

Pour en savoir plus

La flore de Montlaux bénéficie également d’un inventaire précis grâce à la base de données INFLORALHP, dédiée à la connaissance botanique du département des Alpes-de-Haute-Provence.

Cette plateforme régionale propose une présentation générale de la flore locale, permettant de mieux comprendre la diversité végétale du territoire et les spécificités des milieux montagnards. Découvrir la présentation de la flore

Elle met également à disposition un outil de consultation des observations botaniques réalisées sur la commune de Montlaux, issu de relevés de terrain systématiques. Consulter les observations pour la commune


Visite du vieux Montlaux