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La tour médiévale et son îlot
Vous êtes devant un îlot architectural central, témoin d’une occupation urbaine dense. Au centre de cet ensemble se trouve une ancienne tour résidentielle, typique des demeures aristocratiques villageoises du Moyen-Âge, d’une grande qualité architecturale. D’importants travaux ont eu lieu en 2020 pour sauver la tour qui menaçait de s’effondrer à tout moment, mais qui avait encore ses quatre murs. Les autres vestiges ont été consolidés en 2023-24. Le but était de sauvegarder l’existant, mais aussi de permettre la visite de l’intérieur de certains bâtiments, dont trois ont retrouvé une toiture. Les architectes ont pris le parti du châtaigner tressé pour matérialiser des maçonneries disparues. Au 20e siècle, la tour servait de pigeonnier et un autre bâtiment, tout près, de bergerie.
Des études archéologiques :
Ces travaux ont été accompagnés de plusieurs phases d’études et de fouilles archéologiques. Autour de cette tour, bâtiment le plus remarquable par la qualité de sa construction encore actuellement debout, des extensions ont été progressivement ajoutées du Moyen-Âge (12e – 13e siècles) jusqu’au 19e siècle. Ces ajouts successifs ont empiété sur les parcelles voisines et même sur l’espace public, formant un ensemble complexe de bâtiments imbriqués.
Une architecture complexe
L’étude a révélé que cette tour avait été construite sur un tissu urbain déjà bien établi. Les premières extensions datent des 14e et 15e siècles. On y découvre, notamment, un bâtiment avec une grande salle non cloisonnée à l’étage, indiquant une salle de réception, tandis que le rez-de-chaussée servait à des usages domestiques, éventuellement d’élevage et de stockage, comme en témoigne une grande porte à deux battants, modifiée par la suite (encore bien visible).
Tremblement de terre
Au 15e siècle, l’organisation des espaces devient plus complexe, avec des circulations internes encore mal comprises. Un séisme semble avoir frappé le village, provoquant de nombreux effondrements. Les habitants ont alors renforcé les murs et tenté de réparer les dégâts, ce que montrent les traces encore visibles de glacis, de consolidations et les contreforts obstruant parfois d’anciennes ouvertures. Les fouilles ont révélé un carrelage, l’intégralité du four, une citerne et un escalier enfoui sous des gravats.
L’art du recyclage
L’îlot forme un ensemble fermé, caractérisé par de nombreux éléments remployés, donnant un aperçu de la qualité de l’architecture disparue. Certains fragments architecturaux appartiennent à la période romane et d’autres à la Renaissance. Cette volonté de reconstruire, au fil des époques, témoigne d’un village dynamique, probablement plus riche qu’on l’aurait imaginé. Malheureusement, les sources écrites sont rares.
Aux alentours
Un ensemble de bâtiments proches, pour lesquels les photos anciennes montrent des ouvertures aussi soignées que celles de la tour, a été détruit à la tractopelle pour revendre les pierres au début du 21e siècle. La vaste surface plate enherbée qui jouxte les bâtiments accueillait l’ensemble des jardins de chaque maison. Cet espace a peut-être été gagné sur des bâtiments médiévaux, car il y a des caves voûtées en dessous.
Un mur soutient au-dessus une « rue balcon » et une seconde rue partant aussi de la place Saint-Jacques reliait la chapelle Saint-Jacques (l’amas de pierres) à la motte castrale (église, donjon…). C’est elle que vous devez emprunter pour poursuivre la visite.

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Compléments
La rue des Jardins
La rue des Jardins s’est développée à l’emplacement d’anciennes bâtisses devenues inutiles lorsque le village s’est progressivement dépeuplé. Après leur abandon, ces constructions ont été démolies et les terrains ont servi de jardins aux habitants restés sur place. Sous ces jardins subsistent encore des caves, témoignant de l’ancien bâti.
La place du Balaire
La place du Balaire était la plus vaste place du village. Avant la Révolution, elle accueillait les réunions du conseil de la communauté, qui constitue l’ancêtre direct des conseils municipaux actuels. C’est autour de cette place que les démolitions les plus importantes ont eu lieu entre 1990 et 2010, lorsque plusieurs bâtiments ont été détruits au tractopelle afin de récupérer les pierres.
Ressources visuelles et études
Plusieurs documents permettent d’observer l’évolution de ce secteur :
Vidéo drone (2019) réalisée par les architectes, montrant l’état du site avant restauration.
Vidéo de 1986, filmant le village avant les interventions les plus récentes.
Voir aussi : Étude archéologique complète consacrée aux analyses réalisées lors des travaux.
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Visite du vieux Montlaux
- La médiation en question
- L’environnement
- Le parcours de médiation
- Galerie des illustrations

























